Le Rouge et le Noir Stendhal

Le Rouge et le Noir

“La petite ville de Verrières peut passer pour l’une des plus jolies de la Franche-Comté. Ses maisons blanches avec leurs toits pointus de tuiles rouges s’étendent sur la pente d’une colline, dont des touffes de vigoureux châtaigniers marquent les moindres sinuosités. Le Doubs coule à quelques centaines de pieds au-dessous de ses fortifications bâties jadis par les Espagnols, et maintenant ruinées. Verrières est abritée du côté du nord par une haute montagne, c’est une des branches du Jura. Les cimes brisées du Verra se couvrent de neige dès les premiers froids d’octobre. Un torrent, qui se précipite de la montagne, traverse Verrières avant de se jeter dans le Doubs et donne le mouvement à un grand nombre de scies à bois; c’est une industrie fort simple et qui procure un certain bien-être à la majeure partie des habitants plus paysans que bourgeois. Ce ne sont pas cependant les scies à bois qui ont enrichi cette petite ville. C’est à la fabrique des toiles peintes, dites de Mulhouse, que l’on doit l’aisance générale qui, depuis la chute de Napoléon a fait rebâtir les façades de presque toutes les maisons de Verrières.” (…)

Le Rouge et le Noir, sous-titré Chronique du xixe siècle, deuxième sous-titré Chronique de 1830, est un roman écrit par Stendhal, publié pour la première fois à Paris chez Levasseur le 13 novembre 18301, bien que l’édition originale2 mentionne la date de 1831. C’est son deuxième roman, après Armance.
Il est cité par William Somerset Maugham en 1954, dans son essai : Ten Novels and Their Authors, parmi les dix plus grands romans jamais écrits.

: 2020

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